Le Premier ministre a annoncé des "aides ciblées" pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants.
David Amiel à Paris, le 26 mars 2026. ( AFP / JULIEN DE ROSA )
Alors que les appels à l'intervention publique pour adoucir les effets de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a affirmé vendredi 27 mars que "toute dépense publique nouvelle qui pourrait être rendue nécessaire par la crise" énergétique entraînerait "une annulation d'une dépense qui était prévue à l'euro près", pour "tenir nos objectifs pour 2026".
"Un euro de plus dépensé, ce sera un euro annulé ailleurs" , a martelé David Amiel, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion sur les finances publiques à Bercy, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu. "Ce n'est pas la facilité de faire cela, mais c'est ce que l'on doit à la tenue des comptes publics, pour ne pas se défausser sur une dette qui devrait ensuite être remboursée par les Français", a-t-il encore dit. "C'est cette méthode-là qui nous permettra de tenir les objectifs pour l'année 2026 et de préparer évidemment les travaux pour le futur budget 2027".
Pas de retour au "quoi qu'il en coûte"
En introduisant cette réunion vendredi matin, Sébastien Lecornu avait prôné une "maîtrise" des finances publiques "quoi qu'il arrive", pour ne pas revenir aux dépenses du "quoi qu'il en coûte", alors qu'il envisage "avec prudence" de passer "sous les 5%" de déficit cette année, malgré les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine.
L'Insee a annoncé vendredi que le déficit public s'était établi à 5,1% du produit intérieur brut en 2025, soit un peu moins qu'attendue, grâce à des recettes fiscales meilleures que prévu.
Concernant la hausse des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient, le Premier ministre a indiqué que ses ministres allaient présenter en fin de journée des "aides ciblées" pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants, en écartant cependant toute "cagnotte" pour les soutenir, compte tenu de l'ampleur du déficit.
"Les mesures d'aide doivent être ciblées, précises, adaptées au plus juste", a répété David Amiel à l'issue de la réunion. Ce ne seront "pas des mesures générales qui feraient croire à nos concitoyens que l'on pourrait faire une pluie de milliards d'euros que nous n'avons pas", a-t-il ajouté.
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